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| | | | | | Vaïan Olmes | | | Une voix qui caresse, un chant en anglais parfaitement maîtrisé, une instrumentation dense, une musique qui nous emmène des confins du folk aux rives du rock : découvrez Vaïan Olmes. | | | La touche folk de la cuvée Grand Zebrock 2008. Folk atmosphérique et rock acoustique définit plutôt lui-même l'auteur-compositeur et interprète qu'est Vaïan Olmes. On touche peut-être à ça oui, voire même, allez lâchons-nous, à un petit côté pop planante avec des mélodies aériennes. Bref, on pourrait s'amuser à multiplier les définitions alambiquées comme aiment à le faire les critiques. C’est toutefois vrai que le premier album auto-produit de Vaïan Olmes (déjà en bonne place dans les rayons de la Fnac !) est un condensé light de pas mal d'influences, où l'on retrouve forcément un peu de tout ce qui inspire l'artiste : Joseph Arthur, Badly Drawn Boy, Sixteen Horsepower, on encore bien sûr l'incontournable Dylan. Malgré la présence du duo folk fétiche, guitare/harmonica, sa musique sonne résolument plus dense, moins épurée que dans la veine folk classique, en y ayant adjoint la collaboration d'une batterie, d'une basse et même ici et là d'un piano. Et puis au-delà de son pincé de cordes, sa voix qui chante en anglais sans écorcher notre oreille (ah et l’on pourrait ici rouvrir le fameux débat « est-ce vraiment possible de faire de la folk en français ??? »), pourrait parfois nous rappeler l'organe d'un certain Ben Harper, à ce même grain doux comme une caresse. Si le garçon est encore seul sur scène à ce jour, il envisage très bientôt de s’adjoindre, comme sur ce premier album, la collaboration de deux musiciens à la basse et à la batterie. Histoire de gagner encore en consistance. Histoire de se la jouer un peu moins "gentillet" peut être aussi car c'est encore ce qu'on serait tenté de reprocher à l'artiste et à ses mélodies un peu trop sages. En attendant, ce premier album nous emporte déjà dans la douceur des sphères atmosphériques promises. On n'attend plus désormais que de vérifier si c'est bien dans la chaleur intime d’une petite salle de concert que la musique de Vaïan Olmes décochera ses flèches.
Sandrine Le Basque | | |
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