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Le 41ème Midem
Triste bilan de ce sommet du disque français : le marché du disque ne connaît pas de nouvelle embellie depuis trois ans.
Le 41ème Midem (Marché international du disque et de l’édition musicale) vient de fermer ses portes à Cannes. Plusieurs milliers de professionnels du monde entier se sont retrouvés pour constater que rien cette année n’est venu enrayé la déprime que connaît le marché de la musique depuis trois ans. Effondrement des ventes physiques (cd, singles etc…) bien loin d’être compensé par les ventes en ligne (Internet, mobiles etc…) quoiqu’en président les pronostics.
D’après les chiffres du SNEP (Syndicat national de l'édition phonographique, qui réunit les majors du disque), le marché a chuté de 10,7 % en 2006. Avec une baisse de 34 % en valeur, soit 440 millions d’euros depuis 2002, le marché ne s’est pas stabilisé en 2006. Ainsi, les ventes physiques ont enregistré une baisse de 24 % pour les singles, 31 % pour les vidéos musicales et 8,6 % pour les albums. Des chiffres que les ventes du marché dématérialisé ne compensent pas, malgré une hausse de 42 % de ce secteur, atteignant 43,5 millions d’euros
Certes la consommation de musique dématérialisée est devenue le mode dominant d’écoute musicale, mais pas son achat. Donc morosité. Accrue par les nombreuses questions sans réponses concernant les droits. A la revendication des producteurs français de voir les droits voisins (droits de l’interprète, du producteur qui diffèrent du droit d’auteur, considéré comme fondateur) être prolongés dans le temps – dans une poignée d’année, les droits de Johnny vont tomber dans le domaine public -, s’ajoute l’inquiétude des petits éditeurs et producteurs devant le gigantisme des machines à fric (et à pillage, pour certains) que sont devenus Google, Myspace et autres Youtube qui gagnent des millions de dollars sans s’acquitter des droits… A quoi s’ajoute l’énorme appétit des opérateurs de mobile qui ont bien décidé de prendre leur commission. Alors les professionnels de la musique tentent de s’organiser, de trouver des niches, de gagner de nouveaux publics et des revenus stables. Conférences et débats se sont multipliés pendant quatre jours, permettant excusez du peu, d’entendre et voir George Clinton, THE Godfather of funk, Nile Rodgers, le Prince du disco (Chic) présenter leur vision de la question.
Côté musique plein de petites choses intéressantes qui écloreront peut-être d’ici peu, mais rien de renversant, sauf le concert de Fancy. Notre glam-band favori (Rosny-Montreuil, faut-il le rappeler ?) s’est taillé un franc succès en retournant une salle peuplée d’anglo-saxons qui en ont peut-être vu d’autres, mais pas encore ça : des frenchies classe qui réactualisent ironie, sexe et groove de façon magistrale et avec un sens inné de la scène. Renversant !
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