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|  | | | | | | DEBATS |  | L’Etat abandonne l’art et la culture. Et vous ? |  | |  | |  | |  | | |
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| | | | | | L’Etat abandonne l’art et la culture. Et vous ? | | | Texte proposé suite à la rencontre « Acteurs culturels de la Seine-Saint-Denis, contre le désengagement de l’Etat, défendons le service public de la culture ! » qui s'est tenue lundi 18 février au Forum de Blanc-Mesnil en présence de 150 personnes, avec la participation des élus, Daniel Feurtet, maire de Blanc-Mesnil, Hervé Bramy Président du Conseil général et Claire Pessin-Garric Vice-présidente chargée de la Culture.
| | | Nous sommes acteurs artistiques et culturels du département de la Seine-Saint-Denis, dans la diversité de nos statuts : centres dramatiques nationaux, scène nationale, scènes conventionnées, théâtres de ville, nouveaux territoires de l’art, espaces d’art visuel, cinémas publics, équipements de musiques actuelles, festivals, compagnies et artistes indépendants. Nous subissons tous des réductions importantes (pour certains jusqu’à - 80% !) des crédits jusque-là affectés à nos structures par le ministère de la Culture.
Cette réduction concerne particulièrement – ce qui constitue un beau paradoxe en ces temps de
« plan pour la banlieue » – tout le domaine habituellement nommé « démocratisation culturelle ».Il s’agit de toutes les actions que nous menons en direction des populations pour rendre possible la rencontre avec l’art dans nos cités.
Il est évident que plus l’oppression sociale est grande, plus les difficultés quotidiennes auxquelles se confrontent les familles limitent l’horizon de vie, plus la possibilité de s’intéresser à l’art, aux œuvres, est improbable. L’exclusion et les discriminations s’en trouvent ainsi renforcées. D’autant plus que certains considèrent que la culture n’est de toute façon pas une priorité, face aux problèmes de logement, de survie économique.
Plutôt que parler d’art, on prône alors une culture au rabais, instrumentalisée dans le meilleur des cas pour la paix sociale, l’occupationnel. Et l’on finit par ne même plus parler de culture, et par répondre à l’immense souffrance qui s’exprime dans nos quartiers par un déploiement de la force sans cesse plus massif.
Pourtant, l’un des principes fondateurs de l’émancipation humaine ne réside-t-il pas justement dans l’effort pris en charge par la société tout entière pour que chacun puisse avoir accès au savoir, aux œuvres des auteurs ? Il s’agit bien sûr de définir ainsi un horizon de responsabilité publique, sans jugement de valeur sur tel ou tel comportement individuel.
Mais à une époque de plus en plus écrasée par l’uniformisation des esprits créée par les industries culturelles, les démarches singulières vers la fréquentation de tel ou tel auteur ne vont pas de soi pour le plus grand nombre.
Il faut en créer les conditions. C’est ce que nous nous acharnons tous à faire, dans la diversité de nos disciplines, de nos approches. Tous, nous recherchons le contact et le partenariat avec les établissements scolaires, les associations, les centres sociaux, de multiples organismes pour que la population dans sa multiplicité puisse être mise en contact avec le théâtre, la danse, les arts plastiques, la musique et les images non marchandes, la littérature.
Tous, nous savons que sans une politique publique forte, des territoires entiers seront désertés par l’art et la culture, justement ceux où les personnes qui y vivent en sont le plus éloignées.
Ce sont les crédits qui nous permettent de mener ces actions qui se trouvent le plus gravement amputés. Nous ne pouvons pas l’accepter, au nom de l’équité sociale, au nom du développement harmonieux de notre société. Dans ce domaine également, se met en place une mécanique profondément inégalitaire : santé, enseignement, emploi, logement, culture, la logique libérale à l’œuvre va se traduire par des centaines de milliers, voire des millions de citoyens laissés sur le bas côté. Et donc par une société malade.
Pour ce qui nous concerne, nous appelons à un large rassemblement citoyen, à l’établissement de toutes les convergences avec les enseignants, les associations, les acteurs du secteur social, de la politique de la ville, tous les partenaires naturels de nos démarches. Pour la première fois dans l’histoire de la Vème République, non seulement l’Etat n’augmente pas les crédits de la culture, mais il les diminue. Cette baisse pourrait être fatale à nos activités.
Nous demandons :
Le rétablissement par le ministère de la Culture de tous les crédits amputés sur l’exercice en cours, aussi bien pour la création que pour les actions artistiques et culturelles
La programmation d’un effort significatif dans ces domaines pour les exercices à venir.
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| | | | | Pour vous joindre à cet appel : ensemblepourlaculture@cg93.fr | | Les signataires :
Olivier Marboeuf, Khiasma, Les Lilas
Michèle Soulignac Périphérie, Montreuil
Patrick Cahuzac, Inventaire/Invention,
Anne-Marie Morice, Synesthésie,
Yvane Chapuis, Les Laboratoires d’Aubervilliers,
Fazette Bordage, Mains d’ Œuvres,
Xavier Croci, Forum de Blanc-Mesnil
Régis Hébette, L’Echangeur/Public Chéri à Bagnolet
Emmanuelle Jouan, Théâtre Louis Aragon, Tremblay-en-France
Gilles Sampieri, Le Colombier, Bagnolet
Denis Vemclefs, Espace 1789, Saint-Ouen
Jean-Louis Méchali, Lutheries Urbaines,
Frédéric Borgia, Cinémas 93,
Xavier Lemettre , Banlieues Bleues
Edgard Garcia, Chroma/Zebrock ,
Daniel Lefèbvre, Conservatoire à Rayonnement Régional Aubervilliers-La Courneuve,
Didier Grojsman, Le CREA,
Sylvie Vassalo, Centre de Promotion du livre et de la Presse Jeunesse
Marie-Luce Gorce, Association des bibliothèques de la Seine-Saint-Denis
Véronique Soulé, Livres au Trésor
Jean-Michel Gourden, Citoyenneté Jeunesse en Seine-Saint-Denis
Marc Boissonnade, Fondation 93
Arnaud Meunier, Compagnie de La Mauvaise graine,
Anita Mathieu, Les Rencontres Chorégraphiques Internationales de Seine-Saint-Denis,
Didier Bezace ,Théâtre de la Commune d’ Aubervilliers,
Patrick Sommier, MC93 Bobigny,
Gilberte Tsai , Nouveau Théâtre de Montreuil,
Christophe Rauck , Théâtre Gérard Philipe de Saint-Denis,
Jean-Raymond Jacob, Oposito à Noisy-le-Sec,
Vincent Vergone, Compagnie Le praxinoscope,
Marjorie Nakache et Kamel Ouarti , Studio théâtre de Stains,
Philippe Conrath, Africolor,
Freddy Denaes, l’ Œil en cascade,
Annette Jeannot, Danse Dense,
Olivier Bruhnes,
Jeanne Benameur
Jacques Rebotier
Olivier Renouf,
Isabelle Rèbre,
Dominique Aru,
Philippe Lanton, metteur en scène et comédien,
Bernard Bloch, metteur en scène
Coopérative Artistique de Production (CAP)* à Montreuil,
Compagnie Le Cartel à Montreuil,
Compagnie Le Réseau (théâtre),
Catherine Dan, Théâtre de la Commune d’ Aubervilliers,
Valérie Dardenne, MC 93 Bobigny,
Fériel Bakouri, Nouveau Théâtre de Montreuil,
François Lecour, Théâtre Gérard Philipe de Saint-Denis,
Nathalie Pousset, Théâtre Gérard Philipe de Saint-Denis,
Jean-Raymond Jacob, Oposito à Noisy-le-Sec,
MAAD 93,
Claudine Valentini, Conseil général 93,
Bernard Vasseur, Direction de la culture Blanc-Mesnil,
Patrice Cahen, Cinéma Louis Daquin, Blanc-Mesnil,
Cendre Chassanne, Compagnie Barbès35, Montreuil,
René Chéneaux Compagnie Kick Théâtre,
Claude Coulbaut, Conseil général 93,
Iréne Guillotie, Conseil général 93,
Jean-Christophe Boissonnade, Le Forum,
Monique Luna, Le Forum,
Anna Defendini, CCAS EDF GDF,
Antonio Gallego, plasticien,
Véronique Lescluse, Espace Michel Simon, Noisy-le-Grand,
Jack Ralite, Sénateur,
Hervé Bramy, Président du Conseil général de la Seine-Saint-Denis,
Claire Pessin-Garric, Vice-Présidente du Conseil général de la Seine-Saint-Denis,
Daniel Feurtet, Maire de Blanc-Mesnil,
Didier Mignot, Maire adjoint à Blanc-Mesnil.
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