| Noir Désir a son Luke, De Palmas aura son Dune. Bon ok, le parallèle Noir Désir/De Palmas n’est pas des plus flatteurs pour les premiers. Mais parlons plutôt de Dune alors, puisque c’est bien d’eux qu’il s’agit ici. Dune, c’est un classique quintet de 5 musiciens réunis par l’amour du rock, de la pop et de la variété française (aïe, c’est peut être là que ça commence à coincer en fait …). Pourtant si l’on commence par leur trouver des points positifs, le premier pourrait tout à fait être accordé aux arrangements et à l’orchestration. Propres, justes, efficaces, basse, batterie, guitare sont bien dosés et sonnent chacun de manière bien présente. Après le son de Dune n’a rien de révolutionnaire et reste un peu trop dans la même tendance pop/rock un peu énervée de groupes comme Ina Ich ou MyPollux. Mais, faisons preuve d’un minimum d’indulgence, leur premier maxi tient quand même à peu près la route. Et, toutes critiques négatives mises de côté, on tient à féliciter la ténacité de ce groupe motivé qui l’a enregistré par ses propres moyens au Vintage Labs Studio à Noisy-le-Grand. Mais alors quand même, on ne serait pas honnête si on se s’attardait pas davantage sur ce qui se révèle beaucoup moins plaisant chez Dune. D’abord, ce côté variet’, qu’ils revendiquent pourtant sans complexe (chacun ses goûts donc sans doute …). Ne nous la jouons pas trop intello-élitistes-alternatifs, tout n’est certes pas à jeter dans la variété française, mais pour être vraiment bon dans ce domaine, il faut au moins être sacrément original. Or ce n’est pas vraiment le cas de Dune. On le répète, mais la filiation De Palmas est criante, et particulièrement dans la voix du chanteur qui crie justement plus souvent qu’il ne chante. Bref, lorsque déjà on ne se classait pas parmi les fans de De Palmas, on se dit qu’il va être difficile pour Dune de décrocher toutes nos faveurs... Ce qui ne nous empêche absolument pas, en gens ouverts, de leur souhaiter de trouver leur public !
Sandrine Le Basque | | |
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