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|  | | | | | | | | | | | | | RIDING IN THE WIND | | | LES ANNÉES JIMI HENDRIX
Une exposition de Alain Dister, jusqu'au 19 novembre, à la boutique Agnès b. | | | Au début du mois de février 1967, Alain Dister embarque pour Londres afin d’y retrouver Jimi Hendrix, qui vient de s’y installer. Durant plusieurs jours, il le suit en tournée dans les petites salles de banlieue et dans les clubs où s’organisent des jam-sessions explosives. Une amitié naît entre les deux « absolute beginners ». Elle se concrétise le mois suivant, lors de la venue du guitariste à Paris. En ces temps heureux, l’on pouvait encore suivre pas à pas une star, même naissante, et réaliser des portraits en toutes circonstances ou presque. Comme ici, au restaurant, dans des taxis entre deux interviews, ou bien en se baladant au marché aux puces de Saint-Ouen, à la recherche de quelques ornements de plus pour un costume chamarré de horse-guard offert par un concurrent, et néanmoins ami : Eric Clapton. Quelques temps plus tard, au cours d’une série de mémorables performances au Café-au-GoGo de Greenwich Village, à New York, Alain Dister prend une série de photos couleur de Jimi, d’avantage destinées à traduire sa musique, qu’à montrer tous les détails de sa tenue. A la même époque, il tourne de plus en plus ses objectifs vers le public, alors en pleine révolution « psychédélique ». Ceux que l’on appelle « hippies » sont en fait les héritiers de la Beat Generation, dont ils ont adopté l’esprit d’ouverture et de fraternité. A leur contact, la rue américaine change de couleur, elle se fait l’écho d’une fête où chacun se réinvente selon sa fantaisie. Ce sont les mêmes jeunes que l’on retrouve le soir dans les salles de concert légendaires comme les Fillmore East et West, où se produit un groupe resté fameux dans les annales de l’histoire du rock : le Jimi Hendrix Experience.
Photographe et écrivain, Alain Dister se fait connaître en 1966 en publiant dans le tout jeune Rock&Folk un reportage sur l’Amérique des beatniks. Cette première expérience mêlant textes et photos (par la suite il prendra toujours soin de dissocier les deux activités) présente pour la première fois au public français une culture dont l’artiste sera, plus qu’un témoin privilégié, un véritable acteur. Si la culture beatnik joue un rôle central dans l’oeuvre d’Alain Dister, celle-ci trouve plus généralement sa source dans ce qu’il qualifie « d’état de voyage », c’est à dire une forme de regard porté sur l’impermanence des choses et le désir d’en conserver une trace à travers la photographie. Cette démarche s’exprime, outre ses images de voyage elles-mêmes, à travers son intérêt pour les transformations de l’apparence et des attitudes liées aux modes, aux comportements tribaux, et aux chapelles musicales chez les jeunes. | | |
| | | | | | | A la boutique Agnès b., 6 rue du jour, Paris 1er.
Contact presse, galerie du jour agnès b. : jour@agnesb.fr
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